Ce qui aurait dû être une formalité pour Federer s'est finalement révélé bien compliqué. Et pourtant après avoir galéré pendant 2 sets, il a bien montré que ça aurait dû être le cas!
Prochain adversaire, non pas Roddick comme je le pensais, mais Monfils. Federer devra chercher au fond de lui-même pour trouver la motivation, parce que c'est pas la foule française qui la lui donnera.
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Roger Federer a failli tout gâcher au lendemain de la défaite de son grand rival Rafael Nadal en frôlant à son tour la sortie lundi contre l'Allemand Tommy Haas, avant de réussir une phénoménale remontée conclue en cinq sets 6-7 (4/7), 5-7, 6-4, 6-0, 6-2.
Est-ce à cause de la pression soudainement passée des épaules du Majorquin sur les siennes? En tout cas, le Suisse, à son tour méconnaissable en début de rencontre, s'est retrouvé mené 2 sets 0 dans un Central médusé.
Haas, 63e mondial, a même eu une balle de bris dans la troisième manche à 4-3, qui aurait pu lui permettre de servir pour le match dans la foulée, si Federer n'avait pas enfin sorti «son premier coup vraiment réussi du match».
«Après avoir mis ce coup droit, je savais que j'allais gagner», a dit le Suisse, qui s'est senti «en grand danger».
Une fois ce moment critique passé, l'ex-numéro un mondial a aligné neuf jeux de suite pour égaliser à deux manches partout. Son jeu retrouvé, au moins en partie, il a conclu logiquement dans le cinquième set face à un Haas bien conscient qu'il avait laissé filer sa chance depuis longtemps.
C'était la cinquième fois de sa carrière que Federer comblait un retard de 2 sets à 0, et la deuxième de l'année après son huitième de finale face au Tchèque Tomas Berdych aux Internationaux d'Australie.
La menace écartée, le Suisse a pu donner sa réaction, presque aussi attendue que son comportement sur le court, à la défaite de l'homme qui lui barrait la route du titre depuis quatre ans.
Laissant la langue de bois au vestiaire, Federer a admis qu'il était désormais «le favori». «La situation a changé et quelque part ça trotte dans ma tête. Mais il faut que je reste concentré».
Del Potro impassibleDe fait, les grosses difficultés rencontrées face à Haas, quatre jours après un match péniblement gagné en quatre sets face à l'Argentin José Acasuso, ont dû donner du courage à ses adversaires, à commencer par Gaël Monfils, son prochain rival, qui a réussi à boucler son match aux dernières lueurs du jour en balayant l'Américain Andy Roddick en trois sets 6-4, 6-2, 6-3.
Car, pas plus que Nadal, Federer n'affrontait un des favoris du tournoi. Haas a certes été numéro deux à l'ATP, mais c'était en 2002, avant que sa carrière ne soit perturbée par de gros problèmes à l'épaule.
Le Bâlois restait sur sept victoires d'affilée contre l'Allemand, un joueur plus à l'aise sur dur que sur terre battue. À Roland-Garros, il n'avait atteint la deuxième semaine qu'une fois, il y a sept ans.
«C'est vrai. J'ai galéré pendant deux sets et demi. J'ai commencé à être un peu nerveux. Seul mon service m'a permis de rester dans le match», a-t-il admis.
Nerveux, l'impassible Argentin Juan Martin Del Potro ne l'a pas été au moment d'entrer dans un Central tout acquis à la cause de son adversaire, Jo-Wilfried Tsonga, battu 6-1, 6-7 (5/7), 6-1, 6-4.
La «tour de Tandil» (1,98 m) a anesthésié le Français par sa régularité du fond du court et sa qualité de première balle. Il jouera son premier quart de finale à Roland-Garros - mais son troisième d'affilée en Grand Chelem après l'US Open et les Internationaux d'Australie - contre un habitué des lieux, Tommy Robredo.
Déjà parvenu trois fois à ce stade de la compétition, le Catalan a assuré une présence ibérique en quarts de finale pour la treizième année d'affilée en battant le tombeur de Novak Djokovic, l'Allemand Philipp Kohlschreiber 6-4, 5-7, 7-6 (7/4), 6-2.
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"le vice inhérent au capitalisme est le partage non équitable des richesses. Le vice inhérent au socialisme est le partage équitable de la misère" - Winston Churchil